Actualités  ›  Dirigeants   ·   7 min de lecture

Dirigeant : comment optimiser sa rémunération et structurer son patrimoine ?

Optimiser la rémunération d’un dirigeant consiste à trouver le bon équilibre entre rémunération, dividendes, cotisations sociales, retraite, fiscalité, épargne et trésorerie d’entreprise. Il n’existe pas de répartition idéale : elle dépend du statut du dirigeant, de son entreprise, de ses besoins personnels et de son patrimoine.

L’objectif n’est donc pas nécessairement de payer moins, mais d’organiser les ressources produites par l’entreprise pour qu’elles servent au mieux les projets professionnels et personnels du dirigeant.

Dans cet article
01

Salaire ou dividendes : quel choix pour un dirigeant ?

Faut-il augmenter sa rémunération ou privilégier les dividendes ?

La question paraît simple. La réponse l’est rarement.

La forme juridique de l’entreprise, le statut social du dirigeant, son niveau de rémunération, la structure du capital, la fiscalité de son foyer et ses besoins personnels modifient sensiblement l’équation.

Les arbitrages ne sont évidemment pas les mêmes pour un gérant de SARL relevant du statut de travailleur non salarié (TNS) et pour un président de SAS assimilé salarié. (voir article : SAS ou SARL : et si votre statut vous coutait plus cher que vous ne le croyez)

Pour certains travailleurs indépendants exerçant dans une société soumise à l’impôt sur les sociétés, une fraction des dividendes dépassant le seuil prévu par la réglementation entre dans l’assiette des cotisations sociales.

La comparaison ne peut donc pas se limiter à opposer un salaire « chargé » à des dividendes qui seraient nécessairement plus avantageux.

Le bon arbitrage n’est pas toujours celui qui minimise les prélèvements.

La rémunération participe également à la constitution de droits sociaux et de droits à retraite. Selon la situation du dirigeant, accepter davantage de cotisations peut donc être parfaitement cohérent.

L’enjeu est d’abord de savoir ce que l’on cherche réellement à obtenir.

02

Cotisations, retraite et PER : faut-il toujours chercher à payer moins ?

Les cotisations sociales sont souvent regardées uniquement comme un coût. C’est incomplet.

Modifier fortement la rémunération d’un dirigeant peut également avoir des conséquences sur sa protection sociale (notre page sur le sujet) et sur la constitution de ses droits à retraite. Avant de chercher à réduire les prélèvements, il est donc essentiel de regarder ce que le dirigeant obtient en contrepartie.

Que se passerait-il en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès ? Quel niveau de revenus pourra-t-il espérer à la retraite ? Son conjoint et sa famille sont-ils correctement protégés ?

Ces questions peuvent modifier sensiblement la lecture d’un arbitrage qui paraissait, à première vue, essentiellement fiscal.

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) peut lui aussi entrer dans cette réflexion, notamment lorsque le dirigeant supporte une fiscalité personnelle importante.

Mais disposer d’un plafond de déduction disponible ne signifie pas qu’il faille nécessairement l’utiliser.

L’économie fiscale obtenue à l’entrée doit être mise en perspective avec l’horizon de placement, les besoins de liquidité, les projets personnels et professionnels, la fiscalité future et le patrimoine déjà constitué.

Le PER est un outil patrimonial. Il ne constitue pas, à lui seul, une stratégie.

Une stratégie pertinente peut donc parfaitement conduire à ne pas verser sur un PER, à ne pas distribuer davantage de dividendes ou à accepter davantage de cotisations sociales.

Ce qui compte n’est pas d’utiliser tous les leviers disponibles, mais de retenir ceux qui ont réellement du sens dans la situation du dirigeant.

03

Épargne salariale : quels leviers pour le dirigeant et son entreprise ?

Lorsque la configuration de l’entreprise le permet, l’épargne salariale et l’épargne retraite collective peuvent également entrer dans les arbitrages.

Intéressement, participation, PEE, PER collectif ou abondement offrent différentes possibilités pour organiser le partage de la valeur et constituer une épargne dans un cadre fiscal et social spécifique.

Ces dispositifs ne doivent cependant pas être regardés uniquement sous l’angle de leur avantage fiscal ou social.

Leur pertinence dépend de la structure de l’entreprise, de son effectif, de ses objectifs et de la situation du dirigeant. Ils constituent donc un levier supplémentaire à mettre en perspective avec sa rémunération, sa retraite et les autres possibilités offertes par l’entreprise. (notre page entreprise pour en savoir plus)

04

Trésorerie excédentaire : faut-il la sortir ou la conserver dans l’entreprise ?

C’est une question parfois oubliée lorsqu’on parle d’optimisation de la rémunération.

Une entreprise rentable peut progressivement accumuler davantage de trésorerie que ce dont elle a besoin pour son fonctionnement courant.

Cela ne signifie pas pour autant que cet argent doive nécessairement être distribué.

Une partie de la trésorerie doit naturellement rester disponible pour financer l’exploitation, les investissements, les imprévus ou de futures opportunités. Lorsqu’un excédent devient durable, la question de son placement et de sa gestion peut en revanche se poser.

Le dirigeant dispose alors de plusieurs possibilités : se rémunérer davantage, distribuer des dividendes, préparer sa retraite, utiliser certains dispositifs d’épargne ou conserver et gérer une partie des capitaux au sein de l’entreprise.

Votre entreprise crée de la richesse.
La vraie question est de savoir où cette richesse doit se trouver demain.
Dans l’entreprise ? Dans votre patrimoine personnel ? Affectée à votre retraite ? Disponible pour financer un futur projet ?
05

Patrimoine professionnel et patrimoine personnel : pourquoi les regarder ensemble ?

Avec le temps, les deux deviennent de plus en plus liés.

L’entreprise peut représenter une part importante du patrimoine du dirigeant. À côté se développent une résidence principale, parfois de l’immobilier, des placements financiers, de l’assurance-vie, des dispositifs de retraite ou d’autres participations.

Puis viennent les projets du couple, les enfants, le financement de nouveaux projets, la protection du conjoint, la préparation de la retraite et, progressivement, les questions de transmission.

Une décision prise aujourd’hui dans l’entreprise peut donc avoir des conséquences bien au-delà de celle-ci.

La question n’est plus seulement de savoir combien sortir de l’entreprise, mais comment répartir la richesse créée entre les besoins de l’entreprise, ceux du dirigeant aujourd’hui et la construction de son patrimoine pour demain.

C’est sur cette articulation que nous intervenons au Cabinet Colson : mettre en cohérence les décisions prises dans l’entreprise avec la situation personnelle et patrimoniale du dirigeant. (notre page dédiée au sujet)

Lorsque la situation l’exige, cette réflexion peut naturellement être menée avec les autres conseils qui l’entourent, notamment son expert-comptable, son avocat ou son notaire.

06

Quand avez-vous regardé l’ensemble de votre situation pour la dernière fois ?

Au fil des années, il est fréquent qu’un dirigeant ait progressivement organisé chaque partie de sa situation.

La rémunération d’un côté. La retraite de l’autre. Des placements personnels ailleurs. La prévoyance, la trésorerie de l’entreprise, un financement ou les questions familiales traités à des moments différents.

Chacune de ces décisions peut être pertinente prise séparément.

Mais qui vérifie encore qu’elles forment un ensemble cohérent ?

C’est l’approche que nous développons au Cabinet Colson à Valence, auprès des dirigeants, entrepreneurs et professions libérales que nous accompagnons en Drôme et en Ardèche.

Notre rôle n’est pas de rechercher une défiscalisation ou une optimisation à tout prix.

Une analyse peut conduire à modifier certains choix. Elle peut tout aussi bien confirmer que l’organisation existante est pertinente.

L’essentiel est de pouvoir prendre les décisions importantes avec une vision d’ensemble de sa situation professionnelle, personnelle et patrimoniale.

Cabinet-Colson-Octave-Copie
Article rédigé par
Octave Colson

Agent Général AXA Prévoyance & Patrimoine – Ingénieur patrimonial

Octave Colson accompagne les dirigeants et professions libérales dans leurs problématiques de rémunération, protection sociale, retraite, fiscalité et organisation patrimoniale

Et si nous regardions votre situation dans son ensemble ?
Un échange pour faire le point sur votre situation professionnelle, personnelle et patrimoniale.

Cabinet Colson — Agent général d’assurance exclusif AXA Prévoyance & Patrimoine, immatriculé à l’ORIAS sous le n° 19 000 310 (www.orias.fr). Activité exercée sous le contrôle de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) — 4 place de Budapest, CS 92459, 75436 Paris Cedex 09 — www.acpr.banque-france.fr.

Produits mentionnés — Le Plan d’Épargne Retraite (PER individuel) évoqué dans cet article est un produit d’assurance-retraite distribué par le Cabinet Colson en sa qualité d’agent général exclusif d’AXA Prévoyance & Patrimoine. Sa souscription est soumise à l’acceptation de l’assureur, à la remise préalable du Document d’Information Clé (DIC) et des conditions générales du contrat, conformément au Règlement européen PRIIPs (n° 1286/2014) et à la Directive sur la Distribution d’Assurances (DDA 2016/97).

Date de publication — Les informations contenues dans cet article sont à jour à la date de leur publication et peuvent ne plus refléter la législation en vigueur en cas de modification ultérieure de la réglementation fiscale ou sociale.