Actualité | Article publié le 25 juin 2026

PER et transmission du patrimoine

Lorsqu’un épargnant ouvre un Plan d’Épargne Retraite, la question paraît évidente : « Combien vais-je récupérer à la retraite ? »
Pourtant, dans certains patrimoines, la véritable question est différente : « Faut-il réellement récupérer ce capital ? »

Le Plan d’Épargne Retraite n’est pas uniquement un outil destiné à financer la retraite.
Dans certaines situations, il peut jouer un rôle déterminant dans la protection du conjoint survivant et l’organisation de la transmission. C’est souvent cette dimension qui est découverte le plus tard, alors qu’elle peut changer profondément la manière de structurer un patrimoine.

Dans certaines situations, le PER n'a pas vocation à être consommé

Pour certains dirigeants, professions libérales ou cadres disposant déjà d’autres sources de revenus (immobilier, assurance-vie, portefeuille financier…) il n’est pas toujours nécessaire de mobiliser le PER à la retraite.

Le contrat peut alors continuer à capitaliser pendant de nombreuses années. Et c’est là que réside sa puissance successorale : un PER assurance permet de désigner un ou plusieurs bénéficiaires via une clause bénéficiaire. Au décès, le capital est transmis au conjoint sans aucune fiscalité. Pour les enfants, la fiscalité varie selon l’âge au décès. Les règles diffèrent significativement avant et après 70 ans, et une clause bénéficiaire mal rédigée peut coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros aux bénéficiaires.

Presque aucun client ne le sait avant qu’on le lui explique.

Ce que ça libère sur le reste du patrimoine

Dès lors que le Plan d’Épargne Retraite prend en charge la protection du conjoint, le rôle de l’assurance-vie peut évoluer.

Entre époux mariés, la transmission est déjà exonérée de droits de succession. Maintenir des clauses bénéficiaires croisées sur l’assurance-vie n’apporte donc aucun avantage fiscal. En revanche, orienter ces mêmes capitaux vers les enfants permet de bénéficier d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire : l’un des régimes les plus favorables qui existe en France pour transmettre un capital.

Le patrimoine travaille alors sur deux fronts simultanément : protection du conjoint d’un côté, transmission optimisée aux enfants de l’autre.

Au Cabinet Colson nous avons accompagné un couple qui venait de prendre sa retraite dans une période particulièrement dense : réception d’une succession d’un parent, et découverte d’une maladie pour Monsieur. Beaucoup de questions, beaucoup d’inquiétudes.

La démarche a consisté à partir des besoins futurs. Combien faudra-t-il pour financer un EHPAD ou un maintien à domicile ? Quelle sera la réversion de retraite ? À partir de cette base, le patrimoine a été organisé en trois couches : les PER orientés vers la protection du conjoint via la clause bénéficiaire, des assurance-vie disponibles pour la consommation à deux, et le surplus orienté vers la transmission aux enfants — complété par des donations directes, chaque parent pouvant donner jusqu’à 100 000 euros par enfant tous les 15 ans en franchise de droits.

Trois couches, trois rôles distincts, une cohérence globale. C’est ce qu’on appelle une architecture patrimoniale.

Votre patrimoine est-il organisé pour protéger et transmettre ?

55-60 ans est souvent le moment où tout change simultanément : les enfants quittent le foyer, les parents vieillissent, la retraite devient un horizon concret. C’est le bon moment pour revoir les clauses bénéficiaires, évaluer le rôle de chaque enveloppe et organiser la transmission pendant qu’il est encore temps. Attendre n’est jamais neutre.

Au Cabinet Colson nous accompagnons dirigeants, professions libérales, cadres supérieurs et sportifs de haut niveau dans cette démarche, en donnant à chaque enveloppe une fonction cohérente au service d’une stratégie durable.

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Cet article a été rédigé par

Octave Colson

Agent Général d’Assurance et fondateur du Cabinet Colson.

Questions fréquentes

Le PER entre-t-il dans la succession ?

Un PER assurance repose sur une clause bénéficiaire : le capital sort hors succession. Le conjoint est totalement exonéré. Pour les enfants, la fiscalité varie selon l’âge au décès. Une analyse personnalisée est indispensable.

Entre époux mariés, la transmission est déjà exonérée de droits de succession — les clauses croisées n’apportent aucun avantage fiscal. En revanche, transmettre aux enfants via l’assurance-vie permet de bénéficier d’un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire.

Oui. La donation directe bénéficie d’un abattement de 100 000 euros par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans, et s’articule naturellement avec les autres enveloppes.

La période entre 55 et 60 ans est généralement la plus pertinente : les abattements fiscaux sont encore pleinement disponibles, et les décisions prises à ce moment produisent leurs effets sur le long terme.